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Rémunération des praticiens hospitaliers
On ne peut aborder la question de la rémunération des praticiens hospitaliers sans évoquer le traumatisme des 4 ans d’ancienneté perdus pour les PH nommés avant le 1er octobre 2020.
Cette injustice historique, le SNPHARE continue de la combattre sans relâche. Alors que la DGOS a multiplié les ouvertures, la solution de la « triple grille » (porté par APH) reste sur la table : elle n’attend plus qu’un signal politique fort du/de la ministre de la Santé pour être enfin mise en œuvre.
Au-delà de la grille salariale : Comprendre sa rémunération à l'hôpital
La rémunération ne se résume pas seulement à l’évolution indiciaire selon les échelons (pour les PH, HU, assistants) ou au montant forfaitaire négocié par contrat pour les praticiens contractuels. C'est un mille-feuille complexe de primes et d'indemnités :
- Permanence des soins : Indemnité de sujétion pour les gardes et forfaits d'astreintes
- Temps de travail : Indemnisation du Temps de Travail Additionnel (TTA) et monétisation du Compte Épargne-Temps (CET)
- Primes d'exercice et territoriales : Prime d’exercice territorial (PET), Prime de solidarité territoriale (PST), Indemnité d’exercice en service public exclusif (IESPE)
- Engagement et missions : Prime d’engagement dans la carrière hospitalière (PECH) et indemnités pour activités d’intérêt général.
Les revendications prioritaires du SNPHARE
Face à la perte d'attractivité de l'hôpital public, le SNPHARE formule des demandes claires et urgentes :
- Récupération des 4 ans d’ancienneté : Adoption immédiate de la triple grille APH ;
- Revalorisation du TTA et du CET : Mettre fin à l'anomalie où les heures supplémentaires (TTA) sont moins bien rémunérées que le tarif horaire de base de la grille ;
- Valorisation de la PET : Rehausser le montant actuel de la Prime d’exercice territorial, jugé dérisoire ;
- Dégel du point d’indice : Relance de véritables négociations salariales annuelles pour tous les praticiens.